Exporter vers l’Algérie : le guide définitif pour exporter vers l’Algérie

Exporter vers l’Algérie, un pays en voie d’ouverture sur l’extérieur et d’augmentation de ses importations.

L’Algérie, dont le nom officiel est la République algérienne démocratique et populaire, est un pays de 44 millions d’habitants avec une classe moyenne qui a une importance très significative dans le niveau de consommation, ce qui peut être une opportunité d’exporter vers l’Algérie.

Avec une superficie de 2,38 millions de kilomètres carrés, ce qui en fait le plus grand pays de tout le continent africain, les principaux centres économiques sont situés dans le nord de l’Algérie, à savoir, de plus en plus, la capitale Alger, suivie de Sétif, Oran, Constantine et Annaba.

D’autre part, l’Algérie est la quatrième puissance du continent africain après l’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Egypte, mais, si l’on s’en tient à son PIB (de l’année 2019), elle est le premier pays d’Afrique du Nord, et le sixième pays d’Afrique dans son ensemble.

Selon le Fonds monétaire international, l’économie algérienne est assez concentrée dans le secteur des hydrocarbures (qui représente 25 % du PIB), bien que le gouvernement du pays stimule la croissance dans d’autres secteurs, principalement ceux liés au commerce, à l’industrie et à la construction.

« L’Algérie a signé un accord d’association avec l’Union européenne dont l’objectif est d’introduire progressivement une zone de libre-échange, en plus de la réduction ou de l’élimination des droits de douane ».

En outre, il existe d’autres secteurs clés importants dans lesquels l’Algérie souhaite attirer les investissements étrangers et augmenter ses importations, comme l’industrie agroalimentaire, chimique et pharmaceutique.

Même en présentant ces opportunités, la Banque mondiale souligne les difficultés à investir et à exporter vers l’Algérie, étant donné que le pays africain est classé 157e sur 190 pays dans le Doing business 2020.

En ce qui concerne la classification du risque pays pour la réalisation d’opérations de commerce extérieur avec l’Algérie, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) indique que ce pays africain a un score de 5. Cette classification va de 1 (risque faible pour la réalisation d’opérations commerciales) à 7 (risque élevé pour l’octroi de crédits à l’exportation).

Dans la même ligne, la CESCE, Compañía Española de Seguros de Crédito a la Exportación, impose un risque moyen à l’Algérie, tant à court, moyen et long terme.

En outre, un autre handicap pour l’Algérie est qu’elle n’appartient toujours pas à l’Organisation mondiale du commerce, bien qu’elle ait demandé son adhésion en 1987.

Ces circonstances, ainsi que certains obstacles bureaucratiques, font que le pays ralentit son développement et que ses importations ne croissent pas plus rapidement parce que, entre autres, il n’achète pas de produits de l’étranger qu’il ne juge pas nécessaires.

D’autre part, et comme point pouvant favoriser l’exportation vers l’Algérie, il y a le fait que ce pays a signé avec l’Union européenne un accord d’association qui est en vigueur depuis 2005 et dont l’objectif était d’introduire progressivement une zone de libre-échange, en plus de la réduction ou de l’élimination des tarifs.

Cependant, en 2019, le gouvernement algérien a appliqué une série de droits de douane de sauvegarde qui maintiennent les tarifs (entre 30 et 70 %, bien que pour certains produits ils puissent être de 200 %) sur 998 positions tarifaires.

Enfin, en ce qui concerne les exportations vers l’Algérie, il a été établi qu’il est obligatoire d’utiliser l’Incoterm FOB et que, en outre, des navires battant pavillon national doivent être utilisés pour le transport maritime des marchandises importées par l’Algérie.

Qu’est-ce que l’Algérie importe et d’où ?

L’Algérie a importé pour 41,716 milliards de dollars de marchandises en 2019, un chiffre qui représente une baisse de 8,5% par rapport à l’année précédente.

Sur ce montant total, 44% (environ 18 milliards de dollars) sont des produits et des biens que l’Algérie importe des pays européens (UE-28), les pays qui exportent le plus vers le pays africain étant la France (10,2% du total), l’Italie (8,1%), l’Espagne (7%) et l’Allemagne (6,8%).

Les produits européens les plus exportés vers l’Algérie sont :

  • denrées alimentaires : céréales, farine et semoule, lait et produits laitiers, sucres et sucreries
  • produits énergétiques : huiles de pétrole, coke de pétrole, bitume de pétrole et lubrifiants
  • produits bruts : huile de soja, bois scié ou coupé et minerais de fer
  • produits semi-finis : tuyaux, produits sidérurgiques et polymères d’éthylène
  • biens d’équipement agricole : tracteurs et autres machines agricoles et accessoires de tuyauterie
  • biens d’équipement industriels : voitures particulières et autres véhicules pour le transport de personnes, appareils de téléphonie et véhicules pour le transport de marchandises
  • les biens de consommation (non alimentaires) : médicaments et pièces et accessoires de véhicules.

En ce qui concerne l’Espagne, les exportations vers l’Algérie en 2019 représentaient 1 % du total des ventes espagnoles à l’étranger, le pays africain étant le 15e client mondial et le deuxième en Afrique, derrière le Maroc uniquement.

Du point de vue de l’Algérie, l’Espagne est le quatrième pays fournisseur après la Chine, la France et l’Italie.

En 2019 l’Espagne a exporté 2 914 millions d’euros vers l’Algérie, un chiffre qui représente une baisse de 14% par rapport à l’année précédente.

Par produit, les exportations espagnoles vers l’Algérie sont très diversifiées, étant principalement des véhicules et des tracteurs (14% des exportations totales), des machines et des appareils mécaniques (11%), des fonderies de fer et d’acier (8%), du papier et du carton et ses produits manufacturés (6%) et des appareils et équipements électriques (5%).

Que peuvent exporter les entreprises espagnoles vers l’Algérie ?

L’Algérie est un pays qui offre des opportunités aux entreprises exportatrices espagnoles, surtout dans des secteurs tels que ceux mentionnés ci-dessus, mais aussi dans d’autres comme les chemins de fer (infrastructure et matériel roulant), les énergies renouvelables, les équipements hospitaliers ou la gestion des déchets (équipements).

D’autre part, les entreprises espagnoles ont la possibilité d’exporter vers l’Algérie des biens tels que des appareils mécaniques et électriques, des véhicules de transport, des plastiques et des médicaments.

De même, un autre secteur algérien intéressant pour les exportateurs espagnols est celui de l’agriculture et de la transformation et commercialisation de produits agroalimentaires, un domaine dans lequel il existe déjà des entreprises qui jouent un rôle important.

« En matière d’exportations, l’Espagne est le quatrième fournisseur de l’Algérie, après la Chine, la France et l’Italie ».

Enfin, d’autres secteurs intéressants pour les entreprises espagnoles afin d’augmenter leurs exportations vers l’Algérie sont les énergies renouvelables et les infrastructures (routes et chemins de fer).

La première, parce que l’Algérie développe un plan pour atteindre une capacité installée de 22 000 MW d’énergie renouvelable à partir de sources renouvelables en 2030. À cette fin, deux centrales solaires thermiques et sept centrales à cycle combiné doivent être construites, et un plan d’efficacité énergétique doit également être élaboré dans les secteurs de la construction, des transports et de l’industrie.

Dans le domaine des routes et du secteur ferroviaire, l’Algérie entend mettre en place un réseau terrestre qui lui permettra de répondre de manière optimale aux exigences du transport intérieur dans les années à venir. C’est pourquoi elle devra acheter à l’étranger les matériaux et les machines nécessaires à la modernisation de son réseau d’infrastructures routières.

Le gouvernement algérien s’est également engagé dans un projet ambitieux de restructuration et de modernisation du réseau ferroviaire, et prévoit d’atteindre 12 500 kilomètres à court terme.

Ce qu’il faut prendre en compte avant d’exporter vers l’Algérie

Bien que l’Algérie soit un pays qui, peu à peu, s’ouvre au monde, il est conseillé à l’exportateur qui veut entrer sur ce marché de tenir compte d’une série d’aspects, à commencer par les lois et règlements commerciaux que le gouvernement de ce pays africain impose aux importations.

En fonction des marchandises ou des produits que vous souhaitez exporter vers l’Algérie, il existe certaines restrictions ou interdictions, comme c’est le cas de certains médicaments et dispositifs médicaux, ainsi que des machines d’occasion utilisées pour la production de marchandises.

« L’Algérie est un pays qui offre des opportunités aux entreprises exportatrices espagnoles, mais qui impose également des restrictions ou des interdictions sur certains produits ».

De même, et pour empêcher l’entrée de produits de contrefaçon, l’Algérie impose de nouvelles exigences documentaires pour permettre l’entrée de produits destinés à la consommation humaine (cosmétiques, textiles, électriques) et d’accessoires et pièces détachées de voitures, entre autres.

D’autre part, en ce qui concerne les aspects liés au mode de paiement, il est important de noter que, pour exporter vers l’Algérie, les prélèvements pour les importations doivent être effectués auprès d’une banque algérienne.

Enfin, toutes les importations en Algérie doivent être payées au moyen d’un crédit documentaire.

Documentation pour l’exportation vers l’Algérie

Comme nous l’avons expliqué ci-dessus, l’exportation vers l’Algérie peut, dans certaines occasions, être un peu complexe, essentiellement en raison des documents qui peuvent être exigés par les douanes algériennes pour permettre à certaines marchandises d’entrer sur son territoire.

Les procédures et documents les plus importants requis pour exporter en Algérie sont :

  • Certificat d’origine, délivré par les chambres de commerce espagnoles.
  • Certificat de contrôle de qualité ou de conformité, qui doit être délivré à l’origine par un organisme dûment autorisé du pays exportateur qui doit être reconnu par l’Institut algérien de normalisation (IANOR).
  • Visa de contrôle phytosanitaire pour l’exportation de végétaux et de produits végétaux entrant en Algérie par voie aérienne, maritime ou terrestre.
  • Approbation des produits phytosanitaires, condition préalable à l’importation, la commercialisation et/ou l’utilisation de produits phytosanitaires à usage agricole.
  • Le contrôle de conformité, qui n’est pas obligatoire pour tous les produits, est effectué par l’autorité algérienne sous la tutelle du ministère du commerce. Le contrôle de conformité comprend : un contrôle documentaire, un contrôle visuel et un échantillonnage, si cela est jugé nécessaire.
  • Certificat Halal, un document qui certifie que les produits sont propres à la consommation par les musulmans selon leur code moral et religieux. Les entreprises espagnoles du secteur qui exportent vers l’Algérie doivent certifier leurs produits.
  • Certificat de libre circulation, qui remplace les licences d’importation, et qui sert à démontrer que le produit est commercialisé dans le pays d’origine afin de garantir que les produits de qualité entrent en Algérie.
  • Autorisations ministérielles, essentiellement pour exporter vers l’Algérie du matériel médical et chirurgical, ainsi que des métaux précieux et des boissons.

Si vous avez besoin de plus d’informations sur la façon d’exporter vers l’Algérie, vous pouvez consulter le guide de l’Association espagnole de normalisation et de certification (AENOR).

Et pour en savoir plus sur les documents de base pour exporter vers l’Algérie et étiqueter les produits, vous pouvez également consulter ici le document du Bureau économique et commercial de l’ambassade d’Espagne à Alger.

Vous pouvez également consulter dans ce Logisber’s post quels sont les documents indispensables pour exporter (Facture commerciale, Liste de colisage, DAU d’exportation, Certificat EUR1).

En outre, dans Logisber, nous vous offrons des informations sur la façon de commencer à exporter, en vous recommandant de vous faire conseiller par des experts et de faire appel à un transitaire fiable qui peut s’occuper de toutes les formalités administratives pour exporter en Algérie.

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